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Voilà, c’est fini

finBon… Après plusieurs mois de « panne », il était temps que je prenne une heure pour mettre les mains dans le cambouis, réparer le souci de la base de données et annoncer l’arrêt officiel d’Aligorchie.
Arrêt officiel ? Oui, et définitif.
Pour ceux que cela peut intéresser, quelques explications sur le pourquoi.
La réalité est qu’Aligorchie devait s’arrêter au printemps dernier, mais que l’arrivée des gendarmes à la maison m’a fait reculer cette prise de décision pour qu’il n’y ait pas d’amalgame qui soit fait entre les deux événements car, non, contrairement à ce qu’on pourrait le penser, nos problèmes judiciaires n’ont rien à voir dans l’histoire.
L’équipe compte nettement moins de chroniqueurs et, pour ma part, je n’ai plus le temps ni l’envie de m’en occuper (et personne n’est en mesure de reprendre le flambeau dans les conditions que je souhaite).
Plus le temps ?
Depuis 2 ans, ma vie est occupée au 9/10ème entre Paris que je compte rejoindre définitivement prochainement, et Albi (pour le boulot), et 8.000 km de route par mois. Autant dire que les petites ou grosses turpitudes de la vie politique aveyronnaise ne me parviennent plus que de loin. Et figurez vous que cela fait un bien fou, même si je ne les ignore pas et qu’elles me consternent toujours autant.
Mes occupations sont aussi différentes. Toujours de l’engagement mais aussi d’autres choses comme l’émail (ben oui… je me fais un peu de pub au passage).
Plus l’envie ?
Ne vous y trompez pas, je suis toujours révolté. Je le suis même bien plus que le jour où j’ai créé le blog quand j’étais plus amusé qu’autre chose par les combines, les mescladis, les manoeuvres, les arrangements, les coucheries.
Oui, je suis toujours révolté parce que si ceux qui sont sensés nous représenter, dans notre belle démocratie, comptent dans leurs rangs des gens bien, intègres, soucieux de leur mandat (et ce, dans tous les partis), on y trouve aussi une belle brochette de tordus, ou d’ordures. Et là, je continue à me battre, et je ne m’arrêterai probablement pas. Mon combat sera simplement différent.
Mais je suis aussi révolté par l’apathie ambiante, celle dont TOI, lecteur, sais parfois faire preuve. Je n’ai jamais compté le nombre de fois où l’on m’a dit « tu devrais parler de ça, j’ai un dossier, c’est du lourd » ou encore « Tu es au courant de… « , j’en passe et des meilleures. Mais au moment de se mouiller un tantinet, non, plus rien. Parce qu’il y a de la peur, parce que ce n’est pas le bon moment politique, parce que ceci ou cela. Alors, il est vrai que ceux qui l’ouvrent un tant soit peu risquent de s’en prendre plein la poire, notamment à Rodez où l’intimidation par courriers recommandés, menaces et plaintes sont devenus monnaie courante ; mais n’est ce pas, justement, la meilleure raison pour relever la tête et se tenir debout ? Ou, tout au moins, soutenir ceux qui le font ? Et quand je parle de soutenir, je ne parle pas de cliquer sur « j’aime » sur Facebook, mais de se bouger vraiment les fesses. Indignez vous ! Comme le demandait Hessel, mais aussi révoltez vous ! Car cela va devenir indispensable…  Bravo, dans tous les cas, à ceux qui le font ! Je les aime ! (ils sauront se reconnaitre)
Je profite aussi de ce dernier message pour remercier ceux qui nous soutiennent, Aligorchie mais aussi Le Petit Journal, que ce soit moralement ou financièrement (dont l’APEL-CR).
Voilà…
Je terminerai cette épitaphe par une citation de Thomas Jefferson, reprise par le personnage de Fawkes dans V pour Vendetta :

« Les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements. Les gouvernements devraient avoir peur du peuple.« 

PS : Tous les billets et commentaires publiés restent en ligne (il y a eu quelques pertes dans le crash de la base de données), mais il sera impossible de commenter les anciens billets.
Bien sur, je ne m’interdis pas de publier, ponctuellement, certaines informations, notamment celles liées à notre procès.
PPS : Notez que vous pouvez suivre Presse Business sur Facebook et les infos publiées par son auteur !

Ecrit par

48 ans, ancien parisien, arrivé en Aveyron en 89, il a d’abord habité Millau avant de rejoindre Rodez. Blogueur depuis plusieurs années, il s’est intéressé à la politique en 2007 pour découvrir assez rapidement que, trop souvent, les idées ne sont véhiculées qu’à des fins plus ou moins dévoyées. Connu à l’Etat civil sous le nom d’Olivier Montbazet, il est le papa d’Aligorchie et son webmaster. Partagé entre une amoureuse parisienne, et beaucoup de travail sur Albi, il lui est difficile d’écrire régulièrement. Le site devrait d'ailleurs prochainement changer de webmaster.

Enregistré sous A la une, En vrac

2 réponses à "Voilà, c’est fini"

  1. Hugues Robert dit :

    Merci Olivier,de tout ce que tu as permis. Nous avons longuement cheminé ensemble…à Aveyron Magazine, au Ruthènois,et puis avec Aligorchie, où nous avons organisé notre apéro Face Book, nous les deux bouffons, avec le Roi même, rigolant de lui, puis dégueulant sur ce qu’il a fait, dit, manœuvré…et sur ses petits obligés.Jolie décadence, fin sordide de petits qui se partagent indemnités, postes,avantages en nature avant que ce régime n’explose. Il y en aurait encore à dire et à raconter, chaque jour, Où la presse se voile la face, quand elle n’envoie pas des lettres de grand remerciement, et des invitations à dîner.( Ils comprennent ce que je dis!) Si vous saviez mes amis, tout ce que nous savons, de petit , de sordide, de mesquin. La caste politique, nouvelle aristocratie, seul ascenseur social de notre société en souffrance, va mériter qu’on reprenne la bastille, et qu’on abolisse leurs privilèges…
    Pour ma part je vous donne rendez dans Presse Business, en attendant de nourrir un autre projet…Mais comme le disait Olivier, ce n’est qu’ensemble, avec travail et courage, avec les armes de notre sagacité et de nos rires, que nous renverserons ceux que nous avons mis au pouvoir…Seul , un pouvoir citoyen,fait d’écoutes et de partages, d’auto-organisation et de respect, celui du Colibri, qui se moque et conchie ceux qui nous confisquent le pouvoir pourra changer les choses et la vie. Gardons espoir, et si nous devons continuer de dénoncer les voyous de la République, pensons à construire une République, libre, responsable et fraternelle, une république citoyenne, ni de gauche, ni de droite, mais celle d’en bas contre ceux d’en haut. N’oublions pas nous sommes 90%… N’ayons donc pas peur! emaildhugues@gmail.com

  2. bamboo dit :

    Bonne route !

    (et çaycool si t’es @paris, ça augmente grandement les chances de pouvoir se croiser IRL)