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Le vice et la vertu

delapanouseHier soir, vous avez loupé un spectacle extraordinaire.
Il fallait être aux vœux du personnel de la municipalité de Rodez. Ce fut grandiose et emprunt d’émotion. Vous auriez applaudi, vous auriez ri, vous auriez pleuré…
Vous auriez applaudi, comme le personnel ne l’a jamais fait, et auriez compris les dégâts qu’ont commis le maire et ses obligés. Pas le même cinéma que pour les vœux à la population.
A l’applaudimètre, Marion de Lapanouse qui quitte le bateau ivre du maire actuel a remporté tous les suffrages. Plus de 3 minutes ! Et lorsque M. le maire a voulu les faire cesser, ils ont redoublé de force. Emporté par la foule et leurs sentiments, certains élus ont suivi le rythme, tandis que la garde rapprochée de la future liste, les Bessiere, Bories, Rouquaryrolles, Bezombe, Antoine et Cosson se sont sentis obligés de s’arrêter, de rester figé, hagard, comme leur maitre.  Ubuesque tableau de petits valets confits.
Il faut dire que la Directrice générale des services (au 1 janvier 2014), a avalé de nombreuses couleuvres dont on reparlera prochainement, depuis juin 2012,  date à laquelle, elle a rejoint Rodez,. Elle a su dire à mots feutrés et choisis, et tout en finesse, ce qu’elle pensait de la gouvernance Teyssedre. Oh Cricri, braguette ou pas , tu ne nous fais plus rire, alors que ta chère Marion  nous a ému aux larmes, dans un silence de plomb, ou respiraient respect, passion du service public, et amour des gens. Tout ce que tu n’as pas.
Car si elle a dit qu’elle avait eu plaisir à travailler avec  l’essentiel du  personnel, avec tous les échelons de l’administration ; elle a aussi dit qu’elle avait une conception du service public qui n’était pas en adéquation avec les ordres qu’elle recevait. Fermez le ban !
La vertu a révélé le vice, dans un discours sobre, retenu et explicite. Le personnel ne s’y est pas trompé. Et quand Marie Christine Bessou de La Dépêche est venu interroger Marion, dis nous  Cricri pourquoi tremblais tu ? Pourquoi es tu devenu vert ? Pourquoi lui as-tu demandé ce qu’elle avait dit ?
T’as peur… t’as raison d’avoir peur, car on n’est pas au bout de nos révélations, sur ta gouvernance qui a rendu beaucoup  de gens malades et  fait fuir Marion pour guérir ses  ulcères.  Mais tu as de la chance aussi que la flute de Saules, Bernard, dit de l’opposition sache si bien te servir la soupe et t’aie prévenu que Marion rejoignait le conseil Général. Oui elle le rejoint et ne choisit pas une carrière mais la fuite du vice, pour retrouver son sourire, et la vertu du service public, du service au public…

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Vieux rural de plus de 70 ans ,on ne l’imagine pas sur la toile. Il a côtoyé les grands, les Bruel ,Lacombe Laur ,mais aussi les vieux politiques qui auraient mieux fait de partir plus tôt: les Puech, Censi, Godfrain. Plutôt catho, il reste rebelle : la guerre d’Algérie, mai 68, le mur de Berlin, lui ‘ont appris à relativiser l’actualité et à ne pas oublier nos aînés et l’histoire. Il signe surtout des billets d'humeur sur Aligorchie.

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55 réponses à "Le vice et la vertu"

  1. Henri Golant dit :

    Personne n’osera imaginer que la « vertu » de Mme de Lapanouse puisse souffrir au Conseil général, tant il est incontestable qu’il n’existe ni emploi de complaisance ni favoritisme dans le recrutement des fonctionnaires départementaux.

    Bon, après ça, on attend le nouveau miss… pétard contre la municipalité Teyssèdre.

  2. çasuffit dit :

    Assez de discours:on a compris.à quelques semaines des élections,il faudrait de nouveaux articles et des news:quid à droite?Quid de la liste Teyssèdre?
    Courage et à votre clavier

  3. Bruno VALENTIN dit :

    Du second degré, Henri, j’espère…

  4. KaG dit :

    @Ca suffit :
    Oui, Aligorchie est à la traine ces temps ci.
    Pour info, je rappelle que nous ne sommes pas des journalistes et qu’on a une « vraie vie », et qu’on n’écrit que pour « s’amuser ».
    Cela prend du temps, énormément.
    Il s’avère que depuis quelques semaines, nous sommes tous débordés par la « vraie vie », celle du travail, notamment.
    Alors, on s’organise et on va faire en sorte que… mais un peu d’indulgence et de patience.

  5. baldo dit :

    Je dois dire que le discours de la rapide et furtive DGS était tout en finesse et nuance. Toutefois il faut tempérer un peu ce rôle de chevalier blanc car n’ayons pas la mémoire trop courte et certains se souviennent encore des conseils de la zélée chef de cabinet !
    Néanmoins contrairement à d’autres qui se taisent elle rejoint la longue liste de ceux (élus, salariés) qui ne pouvaient cautionner ces méthodes. Pouvoir se regarder dans le miroir le matin en se maquillant ou se rasant n’a pas de prix. Elle rejoint la cohorte de ceux qui ont dit stop, qui ne pouvaient continuer à se fourvoyer dans un système totalement dénué d’humanisme, de cohérence de ligne directrice claire, mais également construit afin que le collectif serve le plus petit nombre ; ce qui est la négation même du service public ! Il est quand même extraordinaire que les plus jeunes donnent des leçons de courage à des élus de la république !
    Mais aujourd’hui en rentrant du marché je suis passé par une institution qu’est le Bon Accueil et je reconnais de moins en moins cette institution. Je me pose la question mais que se passe-t-il ? Certes l’accompagnement de nos parents est toujours bon, car le personnel est de qualité, mais les discours changent de ce que j’ai connu par le passé. J’entends rentabilité, coût de matériel trop important ! Est-ce là, la conséquence de la fuite de talents et le recrutement de professionnels amis, recommandés proches de certains élus. Je parle de talents car pendant des décennies ces EHPAD ont été gérés avec une direction commune de main de maître. Avec un intermède où l’ancien directeur géra même le CCAS ! A ce que je sache nous familles n’avons jamais eu à nous plaindre de ces directions. Aujourd’hui on apprend par les bruits de couloir le recrutement d’un nouveau directeur sur l’autre EHPAD à ce que je sache ancien collègue et amis de certains élus et de la direction, discrète, actuelle ! Qui va payer ce cadeau de fin de règne aux amis ? ! Les résidents bien évidement. As-t-on besoin d’un directeur supplémentaire alors que tout a toujours fonctionné pendant des années. Ne manquerait-il pas des personnels de terrain pour s’occuper de nos parents. Ne vaut-il mieux pas recruter des infirmières des aides- soignantes qu’un cadre supplémentaire ? Où se trouve la rentabilité sachant que ces recrutements portent sur des personnels non productifs au sens macroéconomique du terme ! Les professionnels de terrain auraient-ils tout perdu ? Sachant que l’on laisse partir des professionnels qui se sont toujours investis dans un travail difficile pour faire la place à d’autres amis très proches du pouvoir et d’association de soins palliatifs. Consoliderait-on la place des amis, est-on dans les conséquences de négociations pré-électorales. Rendez-vous en mars.